Les premières chaussettes que j'ai tricotées avaient ce talon qui nécessite
des diminutions pour le coup de pied, on l'appelle aussi à l'allemande. Thérèse
de Dillmont, dans son Encyclopédie des ouvrages de dames
où elle montre encore d'autres talons n'en donne pas de nom particulier. Par la
suite, j'ai plutôt fait le talon à rangs raccourcis. C'est donc un retour à mes
débuts chaussettiers que j'ai opéré ici.
Les deux méthodes ont leurs avantages et leurs inconvénients.

Talon dit à l'allemande
Avantages :
- peut ne pas être tricoté d'une seule traite
- permet des jeux de points ou de motifs
- avec un fil auto-rayant donne des effets sympas sur le coup de pied
- a une hauteur parfaite pour les socquettes.
Inconvénients :
- est plus long à tricoter que le talon à rangs raccourcis
- peut poser des problèmes quand on relève les mailles sur le dessus : j'ai
vu sur certains blogs des effets de tiraillements par exemple
- il peut dépasser du bord de la chaussure
- en cas d'usure de la chaussette, il ne se retricote pas facilement.
Talons à rangs raccourcis
Avantages :
- emboîte bien le pied
- rapide à faire
- se refait facilement quand il est usé
- très répandu dans les modèles.
Inconvénients :
- il est nettement préférable de le tricoter en une seule fois
- il y a des trous (plus ou moins grands) au niveau des mailles
raccourcis
- il ne permet pas de faire des effets particuliers
- il est un peu court pour les socquettes.
Bref, chacun est à utiliser en fonction du résultat.
Pour ces chaussettes, j'ai aussi essayé une nouvelle pointe que je voulais
faire depuis pas mal de temps. Sauf que, j'ai un peu embrouillé les
explications qui l'étaient pas mal et que j'ai du tout recalculer. Une fois de
plus, je préfère cette méthode qui, elle aussi, répartit les diminutions sur le
tour de la chaussette, à celle des pointes en barrette.