Les actus d'Aiguilles magiques

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Réalisations

Trucs que je fais à partir de modèles ou d'explications.

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dimanche 21 février 2010

Pieds palmés et gants corsetés

Deux palmes (rien que ça) pour l'arc-en-ciel en chaussettes pour cette version de Chic des Clic orchestrée par Gilsoub et Jathenais. C'est la photo la plus vue de ce blog.

On continue dans le billet anatomique avec la fin des gants corsetés. Une idée de génie, celle de rentrer les fils au fur et à mesure que les doigts sont terminés. Les esprits chagrins me feront remarquer qu'un génie qui attend la quatorzième ou la quinzième paire de gants pour se manifester n'est pas du style très rapide. Inutile de s'attarder, Einstein non  plus n'était pas très rapide.

Le modèle, catalogue Accessoires des laines Lang, est lumineux. Et c'est exactement le premier patron de ce genre que je vois aussi bien fait. Il respecte très scrupuleusement la structure de la main en faisant commencer le travail de l'annulaire trois rangs plus bas que les autres doigts.

lundi 25 janvier 2010

Chaussettes asymétriques et analphabètes

Après la  version positif-négatif, la version effets antagonistes. Ce modèle de Donyale Grant, appelé Mojo, joue sur les capacités des mailles envers et endroit à apparaître en relief en fonction de leur position : à l'horizontale, c'est l'envers qui ressort et à la vertical c'est l'endroit. Amusant (euh, faut cliquer sur la vignette pour voir en plus grand).

Comme je suis fâchée avec l'anglais (oui je sais c'est la langue de Purcell et de Britten) et les modèles de tricot anglophones (cette manie de tout détailler rang par rang !), je me suis contentée de lire le début avec la répartition des rangs : 5 envers, 5 endroit pour les «bourrelets horizontaux » et 20 rangs de côtes 2/2. Quelques savants calculs, aidée d'une calculette quand même, pour la deuxième et déterminer le nombre exact de rangs de côtes 2/2 à faire avant la pointe ont complété le tout.

J'ai fait une pointe en spirale qui a l'inconvénient de demander cinq aiguilles et l'avantage de ne réclamer aucun calcul : on commence par un surjet simple sur les premières mailles de chaque aiguille et continue, au rythme d'une diminution tous les deux rangs, en décalant à chaque fois d'une maille. Au début, on compte, ensuite on suit le motif qui finit par se former. Je soupçonne cette finition d'être plus solide que la pointe en barrette qui, par l'accumulation des diminutions au même endroit, me semble affaiblir un peu le tricot à ce niveau-là.

lundi 11 janvier 2010

Positif négatif

Finies, hourra !

Pointure 38 française, soit une pointure 37 européenne (le modèle ne parlait que de «taille adulte »).

Poids de fil nécessaire : 57 grammes. Il y a donc de quoi faire des gants assortis, d'après mes, euh, calculs, la répartition des rayures ira parfaitement, un petit peu d'arrangement en haut, pour la paume de la main. A priori, mais je ne vais pas vérifier, si on tricote deux chaussettes identiques, il doit falloir plus de fil d'une des deux couleurs (le bleu ici).

Si je pèse mes chaussettes une fois finies, c'est pour pouvoir mieux évaluer le nombre de pelotes de 50 grammes pour 210 mètres de fil nécessaire. Les explications des filatures ayant tendance à être très généreuses sur les quantités requises, mais acheter deux pelotes quand une seule suffit ça finit par être agaçant, sans parler de l'aspect financier (ouais je sais c'est minable)...

Pour conclure : en pointure 38, avec une jambe de 10-12 centimètres, en jersey y compris avec des effets envers-endroit, une pelote suffit pour peu que l'ajoute quelques rayures par exemple, ou une pointe (ou un talon) de couleur différente. Moi j'aime bien les côtes rayées d'ailleurs.

En version socquette, s'arrêtant à la cheville : une seule pelote de 50 grammes suffit largement. On devrait même pouvoir envisager de faire une paire en 39 avec une seule pelote.

Quant aux pelotes de 100 grammes, pour avoir testé : on peut tricoter des chaussettes pour des pieds très grands (nettement plus que du 45), ou une paire de mi-bas pointure 38 en jersey si on prévoit un bord de côtes, des talons et des pointes d'une autre pelote.

mardi 5 janvier 2010

Les premières de l'année

Très confortables, tricotées en quatre jours. Je leur ai donné un nom ridicule et pompeux sur Ravelry, mais bon.

Il y a une erreur dans le modèle tiré du Regia journal 4009 (version pour dame, pointure 38-39). Les diminutions de la pointe commencent à 20cm du début du pied et non 22cm comme indiqué.

Poids total : 58 grammes, tricoté aux aiguilles N°2,5 pour la bordure en côtés, les talons et les pointes et N°3 pour tout le reste y compris les côtes du pied. En tenant compte du fait que j'utilise aussi le fil de renfort pour les talons et les pointes, une seule pelote de 50gr du fil dominant devrait suffire en pointure 38, si ladite pelote a réellement 210m.

Elles ont été montées à l'italienne, un montage qui donne garantit une grande souplesse du bord des côtes, mais ne peut être utilisé que pour des côtes 1/1.

Le reste de la pelote, avec un autre fil, me fera une paire de gants.

PS : pour les vœux il faut juste lever les yeux, sinon, il y a une autre version par là.

dimanche 27 décembre 2009

Une théorie de cache-orteils

Au rythme d'une par semaine, en voilà trois paires, et c'est fini pour la saison, enfin je présume. Deux sont des commandes, la troisième est un cadeau de Noël. Avec la paire brune, qui est la dernière et la seule montrée complètement finie, je pense avoir trouvé la formule idéale tant dans la forme des augmentations à gauche que dans la répartition des rayures centrales (2, 2, 2) et de la finition du bout.

Le modèle d'origine ne spécifie pas particulièrement d'ajouter les rayures sur les six rangs droits du milieu des cache-orteils. Mais, comme je l'ai déjà signalé, cela facilite les comptages pour les diminutions de la pointe tout en éliminant de petits restes de fil. Bref, tout est bénéfice dans cette histoire.

Pour la paire il vous faudra moins de vingt grammes (environ 17 à 18gr) de fil à tricoter. 

Sur la photo de la première paire juste commencée (cliquer pour voir en plus grand), elle a été finie et livrée dans la foulée, sans que je puisse la photographier on peut voir deux de mes marqueurs de tricot préférés. Ils me permettent de ne pas réfléchir quand je passe du point mousse au point de jersey et vice-versa. Ils sont fait maison (évidemment ?).

Quelques rangs pour ce début de tricotUn côté de cache-orteils tricotéLa partie qui va sous le piedUne paire de cache-orteils finie recto et verso

Ils vont bien dans des chaussures de ville, à condition qu'elles ne soient pas trop « décolletées », uniquement parce que, dans ce cas, ils dépassent du bord de la chaussure, ce qui n'est guère élégant.

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