Le thé est une cérémonie qui requiert ses rites et son matériel. Des fois,
quand même, j'écris des phrases qui se prennent drôlement au sérieux.
Bon reprenons : le thé c'est bon, enfin le bon thé. C'est-à-dire celui que
l'on achète en vrac, que l'on hume au dessus de la boîte et que l'on choisit
avec plaisir en discutant de ses qualités comparées à celles des autres avec le
marchand de thé. D'ailleurs, si dans votre magasin, on ne vous laisse pas ce
temps-là, changez-en, il y a des chances pour que n'ayez pas de vrais amateurs
de thé de l'autre côté du comptoir.
Le thé est le seul luxe que je m'autorise (avec les chaussettes en pure
laine tricotées main), il est impérativement nature ou alors,
exceptionnellement au jasmin. Les thés parfumés sont généralement fabriqués à
partir de thés de qualité médiocre (sinon on ne les parfumerait pas, ce serait
vraiment dommage), certains d'ailleurs ne sentent plus du tout le thé, mais les
arômes (souvent artificiels) dont les parfume.
Tout ça pour dire que je viens de terminer avec un plaisir immense ce
couvre-théière éléphant, modèle de TrampledbyGeese dont la
traduction figurera sur le site Aiguilles magiques le mois prochain.
Facile à tricoter, mais plus délicat à monter, logique. Sur ce je retourne
boire mon thé, un thé vert de printemps.
