Ceci marque la fin des chaussettes de la Saint Achim. Reste plus qu'à rentrer les fils (mon dieu quelle horreur, je frémis d'avance à la tâche écrasante qui m'attend, quoique quatre fils pour les deux chaussettesça fait moins que vingt pour une paire de gants), laver les chaussettes, faire une étiquette pour la traçabilité (important ça) et les envoyer à son destinataire.
Normalement là, si j'étais une tricobloggueuse normale, je devrais avoir un couplet sur la taille gigantesque desdistes chaussettes. Bon, en même temps, hein, même si une pointure 45 fait quelque chose comme 5cm de plus qu'une pointure normale (un 38 quoi), ça aurait pu être pire. Je sais pas moi, du 42 par exemple. N'empêche c'est drôlement déloyal de me laisser me lancer dans un défi idiot quand on a des péniches en guise de pied, je trouve.
Les observateurs
remarqueront que les pointes et les talons sont légèrement plus foncés que le
reste des chaussettes. Ils ont été tricoté avec un fil de renfort qui, si j’en
crois ce qui est écrit sur le carton, a pour résultat que « la durée
des objets tricotés est ainsi triplée ». Il les lâchera (les
chaussettes) avant qu'elles ne le lâchent (bien fait, fallait pas me
provoquer).

La bonne nouvelle c'est qu'il me reste, je pense, de quoi me tricoter à moi personnellement une paire de socquettes pour peu que je fasse les talons et les pointes d'une autre couleur. Moi aussi je pourrais enfiler avec volupté mes pieds dans ce fil très agréable à tricoter et qui doit être agréable à porter aussi.
PS : l'objet boomerangoïde est en fait une forme à chaussette que j'ai du fabriquer, car ma jambe de présentation chausse du 37-38.
